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Faut-il acheter une Carrera GT blanche?

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Depuis la fin des années 2000, Porsche a réussi le tour de force de remettre au goût du jour une couleur que l’on croyait oubliée depuis la fin des triomphes du constructeur en compétition. C’est sur une décision de Ferdinand Piëch que les prototypes furent peints en blanc à partir de 1966, ce qui est encore le cas aujourd’hui. Mais en 2004, la mode était encore au gris. Alors, oser commander une Carrera GT blanche nécessitait une dose incommensurable de courage, pour notre plus grand bonheur aujourd’hui…

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Le lancement officiel de la Carrera GT fit la part belle à l’argent GT métallisé, à tel point que le nuancier de l’auto fut très peu fourni. Il ne comprenait que quelques couleurs, que sont le rouge, le jaune, le noir, le gris et le blanc. Point de vert ou de bleu, et les autos portant des couleurs spéciales sont particulièrement rares. S’offrir une Carrera GT rouge ou jaune était déjà la preuve d’une bravoure démesurée. Alors imaginez en blanc… Pourtant, poser ses yeux sur cette supercar blanche aujourd’hui ne choque guère. Il y a certes la surprise initiale, tant il est inhabituel d’en voir une blanche, mais cette couleur lui sied remarquablement bien.

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On pourra certes déplorer la présence de jantes en argent, quand une finition satinée aurait été nettement plus seyante, mais le blanc ne vient en rien gâcher les lignes fluides d’une supercar qui n’a vraiment pas vieilli. De récents essais routiers réalisés par la presse, tout comme le témoignage d’heureux propriétaires tend à le confirmer: il s’agit de l’une des dernières supercars de cette race qui se pilotait, et que l’on abordait avec le plus grand respect. En contrepartie, les 612ch délivrés par son V10 sont une absinthe dont on ne se lasse jamais. Malgré ses 10 ans, la Carrera GT conserve un comportement et des performances de premier rang, et n’a rien perdu de son pouvoir de séduction.

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Sur les 1270 Carrera GT fabriquées, combien d’autos blanches dénombre-t-on? Probablement moins de 10, ce qui ne manquera pas d’attiser la convoitise des collectionneurs avertis, voire des spéculateurs. Il faut dire que la Carrera GT bénéficie déjà d’un regain d’intérêt en raison de l’arrivée de la 918 Spyder. Nombreux sont les propriétaires souhaitant acquérir les deux, voir les trois supercars en comptant la 959 nettement plus rare. Rassembler un trio tout de blanc vêtu constituerait un exploit que peu de collectionneurs pourront se vanter d’avoir accompli. Et quelle allure cela doit avoir!

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Est-ce une raison pour se ruer sur la première blanche venue en faisant une offre affolante? Dans le petit monde des supercars, bien plus encore que sur le marché de l’occasion, rien n’a plus d’importance que la qualité de l’entretien, et la présence d’un historique parfaitement limpide. Le coût de l’entretien étant passablement élevé, de nombreuses Carrera GT ont malheureusement souffert au cours des dernières années. Les prix d’achat ont certes baissé, ce qui n’est pas le cas du coût d’entretien. Quant à cette sublime machine blanche habillée de cuir Terracotta, étonnante d’originalité, elle vous coûtera la bagatelle de 760 000€! Soit peu ou prou le prix d’une 918 Spyder neuve… Les Carrera GT ont leur place en collection, cela ne fait plus aucun doute.

Consultez l’annonce ici

Quoi de neuf? Semaine du 10 au 16 mai

Le Cayman GT4 montre les dents

La rumeur était loin d’être infondée! Quelques jours à peine après avoir dévoilé le projet dans un communiqué, voici que les chasseurs d’images du Nürburgring ont photographié ce qui, à n’en pas douter, sera le futur Cayman GT4, partageant le même ADN que la 911 GT3. Moins discret était impossible, tant ce Cayman dévoile sans complexe son gigantesque aileron et son bouclier avant béant. De quoi faire passer le Cayman R pour un asthmatique.

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Nous ne disposons à ce jour d’aucune information. Tout au plus remarque-t-on que le travail aérodynamique semble moins approfondi que sur la GT3 RS à venir, et que ses ailes ne semblent pas élargies. Notons toutefois le petit aileron arrière qui semble avoir été remplacé par un petit becquet en forme de queue de canard, ainsi qu’un extracteur d’air installé devant le capot avant. Pour ne rien vous cacher, Porsche a certainement fait exprès d’affubler son prototype d’éléments extérieurs aussi peu discrets. Il n’était pourtant pas difficile de tester le moteur et le châssis du GT4 (c’est son nom de code), sous une carrosserie traditionnelle, mais non, ils ont décidé d’en faire des tonnes.

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Cela résulte selon moi de deux facteurs: le premier est d’attiser les convoitises et l’envie des amateurs, tout en continuant à faire parler du constructeur, et pour de bonnes raisons! Cela était devenu rare, ces derniers temps… D’autre part, cela permet de leurrer les chasseurs d’images et autres indiscrets: en leur livrant soi-disant « naïvement » le Cayman GT4 sur un plateau, le constructeur est assuré de pouvoir affiner les parties sensibles du développement du véhicule dans le calme. Du moins, espérons-le. Comme l’attente sera longue…

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Le grand retour du Bleu Riviera!

Mama miaaaaa! Cette fois-ci, c’est sûr, Exclusive a tartiné du clown sur une tranche de lion! Les dernières créations du département de personnalisation s’étaient montrées pour le moins audacieuses, et plutôt réussies. Exclusive s’est de nouveau attaqué au Boxster, et le moins que l’on puisse dire est que le résultat est éblouissant, puisqu’il marque le grand retour du bleu riviera!

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Au menu, Exclusive s’est procuré un petit Boxster S, et l’a drapé de bleu riviera. Il s’est ensuite attelé à lui donner de faux airs de Boxster GTS et le dotant de jantes de 20 pouces Carrera Sport partiellement peintes en noir. Remarquez ensuite la présence du pack Sport Design, caractérisé par la présence du bouclier avant du Boxster GTS à la partie inférieure peinte en couleur carrosserie. Il en va de même pour l’extracteur à l’arrière, également peint en bleu riviera. Les arceaux de sécurité sont également peints de la couleur de la carrosserie, ce qui n’a pas empêché les sorciers d’Exclusive d’éviter l’indigestion de bleu en optant pour le pack extérieur peint, comprenant les branches des rétroviseurs ainsi que le contour des entrées d’air latérales peints en noir. Afin de bien correspondre aux prétentions sportives que laisse présager un tel aspect, Exclusive a doté sa dernière création du châssis sport abaissant les suspensions de 20mm, sans oublier les freins PCCB, option pour le moins dispendieuse…

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L’intérieur est traité de la même façon: il n’y en a que pour le sport, et vous ne manquerez pas de remarquer les sièges baquets optionnels à coque en carbone, dont la partie centrale a été recouverte d’un cuir de couleur bleu similaire à celui de la carrosserie, cela ne s’invente pas! Notons au passage l’impression du blason Porsche dans les appuie-tête, ainsi que les ceintures de sécurité gris argent. Le mariage cuir noir – aluminium brossé parcourt l’habitacle, puisque l’on retrouve de l’aluminium sur les panneaux de porte, les baguettes du tableau de bord et la console centrale, mais l’on notera surtout la présence d’un superbe pédalier en aluminium brossé, ainsi que de seuils de porte illuminés à l’effigie d’un circuit (mais lequel?).  Rappelons qu’Exclusive a fêté il y a peu ses 25 ans, mais semble encore bien loin de l’âge de raison. Nul ne s’en plaindra!!

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Le tigre est formellement interdit en concession

Ils ne s’arrêtent jamais ces américains! A l’heure où les premiers Macan arrivent en concession, il sembleraient que de nombreux concessionnaires des Etats-Unis aient eu la riche idée de louer des tigres à des zoos locaux afin qu’un vrai tigre (en cage), soit présent lors de la présentation en grande pompe du dernier petit SUV dont le nom, rappelons-le, signifie tigre en indonésien.

Cela étant, l’initiative n’a pas été du goût des associations de protection des animaux, puisque les associations « Big Cat Rescue » et « People for the Ethical Treatment of Animals » se sont plaintes auprès de Porsche North America à plusieurs reprises. Par conséquent, la direction de la filiale américaine a demandé à ses concessionnaires sur le territoire de ne plus convoyer de tigre vivant lors des présentations officielles. Il est vrai qu’il serait regrettable d’apprendre qu’un tigre a mordu un vieux monsieur qui se serait approché trop près. « Pauvre bête, être obligée de bouffer des vieux » dirait Coluche…

Le procès qu’on attendait tous!

Le décès de l’acteur Paul Walker avec son ami Roger Rodas au volant d’une Carrera GT ayant eu lieu aux Etats-Unis, il était impossible qu’un tel événement ne se termine pas sans un immense épilogue judiciaire sous la forme d’un procès contre l’arbre que la Porsche a percuté, le constructeur de génie civil ayant déposé le bitume, les riverains qui dormaient et leurs matelas trop douillets. Sans oublier, bien sûr, Porsche… Cette plaisanterie mise à part, il est tout à fait exact que la veuve de Roger Rodas, Kristin Rodas, a décidé de porter plainte contre le constructeur afin d’obtenir un dédommagement pour le décès de son époux.

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Paul Walker en passager de la Carrera GT, quelques heures avant son décès.

Il serait indiqué dans la plainte que « la Porsche Carrera GT était dangereuse pour l’utilisation qui lui était attribuée, en raison de défauts dans sa fabrication, sa conception, ses tests, ses composants et ses constituants ». 

Autrement dit, Porsche ne sait pas construire de voitures. Mme Rodas souligne par ailleurs qu’il n’existait aucun dispositif de protection du réservoir, ce qui aurait pu éviter l’embrasement de l’auto, et que son mari, pilote expérimenté, était largement capable de contrôler le véhicule à 90km/h. Un fait inexact, puisque le rapport d’expertise stipulait que la Carrera GT filait à 149km/h au moment de l’accident. Soucieux d’ailleurs d’assumer ses responsabilités, Porsche avait commandé cette expertise, afin de savoir si le véhicule était en cause. L’on apprend pourtant qu’il existe des « preuves démontrant que le véhicule avait été modifié et n’avait pas été entretenu convenablement ».

Il n’en reste pas moins que c’est avant tout un sentiment de malaise qui règne devant cet appât du gain déplacé. Toujours est-il que le constructeur, probablement peu désireux de risquer son image de marque dans un long et pénible procès, négociera certainement un accord amiable assorti d’une clause de confidentialité…

Sources:

http://lifestyle.boursorama.com/article/une-plainte-contre-porsche-apres-la-mort-de-paul-walker_a646/1

http://www.carscoops.com/2014/05/porsche-asks-north-american-dealers-not.html

http://www.carscoops.com/2014/05/new-porsche-cayman-gt4-in-fresh-batch.html

http://www.carscoops.com/2014/05/boxster-s-in-riviera-blue-courtesy-of.html

Accident tragique en Carrera GT

Nous apprenons aujourd’hui avec tristesse le décès de l’acteur américain Paul Walker, décédé dans un accident de voiture en Californie. Paul Walker s’est rendu célèbre auprès des jeunes générations pour son interprétation de Brian O’Connor dans la franchise Fast and Furious, très prisée des jeunes amateurs de voitures.

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(image: Stringer/Reuters)

De retour d’une levée de fonds en faveur des victimes du typhon Haiyan, Paul Walker était passager de la voiture d’un ami, lorsque celui-ci a perdu le contrôle de la voiture, venant percuter un arbre avant de prendre feu.

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La Carrera GT dans laquelle l’acteur a trouvé la mort. (image: AP/Dan Watson)

Le véhicule en question n’était rien moins qu’une Porsche Carrera GT. Cet accident contribuera-t-il à faire de Paul Walker un mythe dans la communauté Porsche à l’image de James Dean, décédé dans son 550 Spyder en 1955? Il est indiscutable que les jeunes passionnés en parleront pendant des années. Cependant, nul doute que l’acteur se serait volontiers passé de cette couronne d’épines…

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(image: AP/Dan Watson)

918 Spyder, LaFerrari, McLaren P1: l’affrontement du siècle

Il y a de cela dix ans, Porsche décidait de rappeler au monde entier qu’il faisait partie des plus grands constructeurs de l’histoire automobile et qu’il entendait le rester pour encore longtemps. Il fallait taper du poing sur la table, et sortir une auto suprême, aux technologies tirées de la compétition, aux performances inavouables et, comme il se doit, au prix démesuré. Il faut dire que le dernier supercar de série remontait à 1989 et s’appelait 959. Malheureusement, sa majesté avait fort mal vieilli, alors que dans le même temps, la Ferrari F40 gravait sa légende et renforçait chaque jour son titre de meilleur supercar de tous les temps.

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918 Spyder, le dernier coup de sang de Porsche

Certes, la 911 GT1 avait péniblement assuré la régence, au moment même où la Ferrari F50 déboulait de Maranello avec des régiments entiers de chevaux vapeurs et des échappements tout droit sortis des enfers. Qu’il fut difficile de résister aux cinglants coups de glaive du cheval enragé de la république transalpine, et la GT1 n’y résistera pas. Difficile d’admettre aujourd’hui qu’elle bénéficie de la même aura que la F5O. Cependant, souffrant de cet exil peu mérité, la GT1 se relèvera peut-être grâce à la postérité, qui reverra en elle une digne descendante de la lignée Porsche, étant l’une des très rares autos de route contemporaines à pouvoir se targuer d’avoir remporté l’une des plus grandes batailles de son époque : les 24 heures du Mans 1998 ! Depuis combien de temps les autos de route du fantasque cheval cabré italien ne peuvent-elles plus se targuer d’avoir croisé le fer dans les Hunaudières ? Qu’il est loin, le temps des 250 GTO… La GT1, à son tour, sera portée aux nues par la postérité.

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LaFerrari. L’esthétique, dernière des priorités?

Hélas ! Cette époque est révolue. Oublions les supercars conçus en quelques jours, en retirant les peintures de guerre et quelques chevaux vapeur. Porsche se reprend en main, décidant de laver le double affront infligé par les F40 et F50, il s’agit de se retrousser les manches ! Et dès 2003, la guerre reprit de plus belle, dans un combat de titans. La Carrera GT croisera le fer contre une Ferrari Enzo déchaînée. Epargnons-nous les batailles de chiffres, les opinions stylistiques ou les performances. Entre ces deux légendes de mon adolescence, il ne saurait y avoir de gagnante. Seuls deux chiffres doivent ici être évoqués : les chiffres de production. Les 399 exemplaires de l’Enzo se sont littéralement arrachés. Quant aux 1500 exemplaires prévus de la Carrera GT, ils n’ont pas tous été produits, seuls 1270 ont vu le jour, malgré un prix 50% inférieur à celui de l’amazone de Maranello. Ferrari vainqueur par KO.

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McLaren P1: retour au sommet.

Nous voici en 2013. Le duel peut reprendre. Face à face, les deux cow-boys fougueux s’observent. Tout le petit village automobile, tapi dans l’ombre, observe l’affrontement légendaire qui s’annonce. Une fois de plus, Porsche et Ferrari se retrouvent sur la voie principale du village, pour un combat à mort ou le premier à dégainer ferait mieux de viser juste, et de tirer en plein cœur. Mais c’était sans compter sur l’arrivée d’un chasseur de primes, tapi dans une ruelle. McLaren se joindrait à l’affrontement. Après la légendaire F1, le chasseur solitaire revenait reprendre sa place de meilleur concepteur automobile de l’histoire. Porsche dégainera le premier, et posera les premiers jalons du rude affrontement qui s’annonçait. 918 Spyder, 778ch, moteur hybride.

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Ferrari et McLaren oseront_ils défier Porsche sur le Nürburgring?

Ce serait un combat à l’arme lourde, à coups de nouvelles technologies. Après la 959, Porsche revenait à ses premières amours, une débauche technologique incomparable. Sans coup férir, McLaren, ripostait, envoyant la P1 et ses 916ch dans l’arène. Sans peur, ni honte. Les gladiateurs se défiaient, sous le regard avide de la plèbe, soutenant alternativement Porsche ou McLaren à chaque coup d’épée, savourant chaque assaut, chaque esquive, voyant les combattants s’épuiser dans un combat épique. Mais le soldat Ferrari ne se jeta jamais dans l’arène, s’enfonçant dans une profonde tranchée, à l’abri des tirs d’artillerie, fourbissant ses armes. Tout au plus savait-on que la future chimère pourrait vous pétrifier de son regard acéré.

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L’arrière de LaFerrari, nettement plus réussi

Et chacun s’enterra. Parfois, un obus sifflait, venant s’écraser non loin des tranchées ennemies dans une grande explosion, propulsant des débris de gomme fumante, de carbone et de magnésium dans les airs, signalant au monde entier que le combat le plus terrible de l’histoire avait lieu. Jusqu’à l’assaut final. Genève, Francfort seraient les noms de grandes victoires, ou de défaites cuisantes, où les noms des vainqueurs seraient gravés pour l’éternité, et ceux des perdants oubliés avec leurs morts sur les champs de bataille. A Ferrari, la puissance et l’exclusivité. 963 chevaux cracheurs de feu, réservés 399 exemplaires vendus avant même d’être commercialisés, pour l’une des autos les plus puissantes et les plus rapides de l’histoire. Nul sacrifice, nulle victoire, et Ferrari pleura la perte du général PininFarina, dont la proposition fut oubliée au profit d’un dessin maison, signant de fait l’une des autos les plus disgracieuses de l’histoire de Maranello… A McLaren, la rareté ! 375 exemplaires seulement, dont seuls quelques exemplaires restent aujourd’hui sans propriétaires, qui nous régalent par leur niveau de développement technologique, l’aboutissement général d’une auto à l’esthétique fantasque.

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Il fallait oser. Le défi a été pleinement relevé.

Et Porsche, après avoir renforcé son régiment de cavalerie désormais fort de 887ch large vainqueur de la bataille de la beauté, signant la plus belle auto du plateau, et malgré les muscles saillants de ses adversaires lourdement armés, fera taire les plus dubitatifs par la grâce de ses mouvements dans l’enfer vert du Nürburgring. Seule cuisante défaite, celle de la démesure, celle de ces 918 exemplaires prévus, dont un tiers reste à pourvoir malgré un prix inférieur à celui de ses deux rivales. Le seront-elles un jour ? Cette bataille est loin d’être perdue, mais Porsche n’aura pas su retenir les leçons de l’uppercut asséné par l’Enzo à la Carrera GT, qui la mit KO.  A trop jouer avec les symboles, Porsche a joué avec le feu. Les régiments de dragons ne sont pas des régiments de cracheurs de feu. Après la canonnade, seule les charges de cavalerie décideront donc du sort de cette bataille d’ores et déjà mythique.

Les visuels de LaFerrari exposée lors du salon de Genève proviennent du site Supercar Photo Collection, référence en matière de photographie automobile:

 http://yo.spc.free.fr/2013/2013_03_Geneva.htm

Quant aux photos de la 918 Spyder et de la McLaren illustrant cet article, elles sont tirées de Wikipédia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Porsche_918_Spyder

http://fr.wikipedia.org/wiki/McLaren_P1

L’avenir de Porsche écrit dans ses Supercars

Une rumeur circule sur Internet depuis plus d’une année déjà : Porsche aurait déposé le nom de code 961 en vue de produire un modèle à moteur central positionné au-dessus de la 911, destiné à concurrencer les Ferrari 458 Italia et autres Mc Laren MP4-12C.

Si Matthias Müller, PDG de Porsche, a bien confirmé qu’un tel modèle était dans les cartons, aucune information n’a circulé jusqu’à présent, mais il ne fait aucun doute qu’une telle auto fera un jour son arrivée dans la gamme, et ne pourrons que nous en réjouir.

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous demander où va Porsche, entre le développement d’une gamme toujours plus large vers des modèles accessibles, à l’image du Boxster et du Cayman, mais également vers le grand public, grâce à des modèles tels que la Panamera ou le futur Macan. Ce choix de développement peut en partie être expliqué par l’éternel tabou porschiste stipulant que la 911 soit le navire amiral de la marque, et qu’elle ne saurait être détrônée par une autre auto à l’architecture plus moderne, mis à part les coups de génie que sont les Carrera GT et 918 Spyder. De fait, le développement des ventes ne pouvait passer que par la commercialisation de véhicules plus petits.

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Cependant, les tabous tombent un par un ! Après les affronts que furent les Cayenne et Panamera pour les puristes, et l’angoisse d’une descente en gamme de plus en plus manifeste, il ne fait aucun doute que Porsche n’hésitera pas à s’attaquer à une remontée en gamme par le biais d’une auto plus luxueuse et plus rapide que la 911. Ce qui pourrait être perçu comme un affront suprême n’est à vrai dire qu’un développement inéluctable. Certes, l’architecture de la 911, avec son moteur en porte-à-faux arrière, la rend tout à fait amusante et passionnante, mais les ingénieurs de Porsche sont pragmatiques, et savent très bien qu’une sportive à moteur central arrière présente de nombreux atouts qu’il serait ridicule de ne pas exploiter.

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A pas de loup, l’avenir de Porsche entre en scène

D’ailleurs, la dernière victoire de Porsche aux 24 heures du Mans est le fait d’une 911 GT1 qui n’avait de 911 que le nom, équipée d’un moteur central, justement. Quant aux trois derniers Supercars de la marque, les ingénieurs ne s’y sont pas trompés non plus. La 911 GT1, la Carrera GT, tout comme la 918 Spyder, exploitent cette même architecture, favorisant une bonne répartition des masses, et donc l’équilibre général de l’auto. Le constructeur de manquera donc probablement pas d’utiliser le tout nouveau V8 de la 918 Spyder pour une future sportive, plus chère que la 911.

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996 GT1. Une 911 à moteur central??

Cela aurait du sens, car cette sportive bénéficierait indirectement de l’excellente image de la 918 Spyder, et celle-ci n’aurait aucun mal à être plus performante que la 911. Imaginons un instant que cette « 961 » possède une gamme aussi étendue que la 911, avec au sommet une 961 Turbo, et une 961 GT3, deux furieuses particulièrement performantes, et délivrant à coup sûr des sensations de conduite inimitables. A n’en pas douter, les puristes retourneraient promptement leur veste. Avec, cerise sur le gâteau, la possibilité d’enrhumer la 458 Italia… Elle est pas belle, la vie ?

L’ensemble des visuels de l’article proviennent du site http://yo.spc.free.fr/