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Quand Maria Sharapova découvre le nouveau Boxster Spyder

Temps de lecture estimé: 1’10

Nous savions depuis longtemps que Porsche maîtrisait l’art de se mettre en scène. Et lorsque votre égérie se nomme Maria Sharapova, quelle meilleure opportunité que le charme so british de Londres et son tournoi de Wimbledon afin d’utiliser les charmes de mademoiselle Sharapova? A moins que ce ne soit elle qui ait décidé d’user des charmes du Boxster Spyder.

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Il faut dire que depuis son lancement en avril, le petit roadster musclé a fait chavirer bien des coeurs, et non des moindres! De nombreux lecteurs ne sont pas sans savoir que l’un des journalistes les plus influents de la sphère Porsche en France s’est lui-même laissé séduire, n’oubliant pas au passage d’opter pour un Orange Gulf tout à fait approprié. Mais une couleur aussi criarde aurait sûrement mis à mal le flegme légendaire des sujets de sa Majesté, aussi notre Boxster londonien s’affiche-t-il en Bleu Saphir. Un choix qui ne nous déplaît en rien, puisqu’il s’agit de notre couleur favorite sur le roadster aux dents longues.

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Les beaux yeux de Maria Sharapova n’étaient certainement pas nécessaires afin d’attirer le regard sur le Spyder, mais il n’en reste pas moins que l’association de ces deux championnes allie, c’est bien le cas de le dire, charme, élégance et sportivité en formant un cocktail tout à fait approprié.

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Et pour les messieurs qui auraient déjà craqué pour le Boxster Spyder (cela vaut également pour tout autre modèle estampillé du petit cheval de Stuttgart) au grand dam de madame, qui avait bien d’autres projets en tête, voici une petite astuce que nous serons les seuls à vous dévoiler, mais qui pourrait tout à fait fonctionner: la robe de Maria Sharapova provient de chez Alexander McQueen, et les talons sont confectionnés par Tabitha Simmons. Voilà, vous n’aurez plus d’excuse!

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Ruf 3400S, le Boxster du guerrier

Temps de lecture: 2’00

En 1998, Porsche pose le premier jalon de ce qui deviendra un nouveau succès planétaire pour le constructeur: le Boxster. Auto performante et équilibrée, elle ne tardera pas à séduire les clients, mais nombreux resteront sur leur faim devant la sous-motorisation chronique du premier modèle. Il n’en fallait pas davantage pour qu’on petit constructeur subversif plus connu sous le nom de Ruf s’attaque à ce problème, devenu une opportunité.

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Dans le petit atelier de Pfaffenhausen, on écoute rapidement les requêtes des clients: ils souhaitent un roadster à moteur central, extrêmement puissant et possédant beaucoup de couple. La solution est très rapidement trouvée: si le moteur 2,5 litres de booster ne développe que 204ch, le 3,4 litres de la 996, quant à lui, en développe pas moins de 300! Les petits sorciers de chez Ruf parviendront à extraire 10ch supplémentaires du 6 cylindres, portant la puissance maximale à 310ch à 6800 tours/min, pour un couple de 360Nm, contre 245Nm pour un Boxster 2.5 de série. Boum!

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Chez Ruf, on aime le travail bien fait. De fait, le 3400S bénéficiait d’un grand nombre de modifications techniques afin d’adapter les capacités du châssis aux nouvelles performances du roadster. Le 3400S était ainsi équipé d’une boîte manuelle à 6 vitesses et de nouveaux amortisseurs Bilstein à gaz. Le système de freinage de série du Boxster se montrant par trop limité, Ruf opta pour le système de freinage de la 993 Turbo, avec ses énormes disques de 330mm, ni plus, ni moins! Les jantes étaient remplacées par un modèle Ruf spécifique de 18 pouces, voire 19 en option. Enfin, le 3400S bénéficiait d’un échappement sport spécifique.

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L’ensemble de ces modifications permettaient au 3400S d’afficher des performances ébouriffantes: le 0 à 100 était abattu en 5,2 secondes et la vitesse de pointe s’élevait à 278km/h, des performances identiques à une 996 Carrera. Bien entendu, cela avait un coût que l’on aurait tort de négliger. Sur la base d’un Boxster 2.5, il fallait alors débourser 39 556€, et 2 668€ supplémentaires si vous souhaitiez équiper votre 3400S des jupes et du bouclier avant de la 996 GT3. Quant aux jantes Ruf de 19 pouces, elles étaient affichées au tarif ahurissant de 9 628€! Bien sûr, ce prix n’incluait pas la personnalisation à outrance que pouvaient souhaiter certains clients, à l’image de ce 3400S vert Vipère de toute beauté, équipé d’un habitacle faisant immédiatement monter votre taux d’adrénaline.

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On imagine sans mal à quel point ce petit roadster dopé aux amphétamines doit être une incroyable machine à sensations, doublé d’une véritable tueuse de 911. D’ailleurs, Ruf renouvela l’opération en 2002, en proposant le 3600S: un Boxster équipé du nouveau moteur 3,6 litres porté à 345ch, mais son esthétique mixant des élément de Ruf RGT et des échappements façon Carrera GT est moins consensuelle. Il n’en reste pas moins qu’un 3400S reste aujourd’hui encore une auto performante, polyvalente, et particulièrement rare. Une auto qui, par ailleurs, tend à prouver que les recettes empruntées par Ruf finissent toujours par se retrouver chez Porsche, 5, 10 voire 15 années plus tard. Le Boxster Spyder version 2015 répond à la même philosophie que le 3400S, prouvant une fois de plus à quel point Ruf reste un constructeur visionnaire.

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Crédits photos: Road Scholars

Porsche se moque de nous et relance sa Black Edition

Temps de lecture estimé: 1’30

Lorsque la 911 type 997 fut sur le point de tirer sa révérence, le constructeur sortit de son sac un tour un peu grossier: proposer des 997 Carrera, Boxster et Cayman S tout de noir vêtus en édition limitée. Le but étant évidemment d’écouler les dernières caisses avant l’arrivée de la nouvelle génération. Aujourd’hui, surprise surprise, Porsche vient de dévoiler la 991 Black Edition! Youpi…

Non contents d’être à court d’imagination, les rois du marketing (qui, pour une fois, ont certainement égaré leur couronne), ont l’outrecuidance de pousser le bouchon encore plus loin. Tout comme la fort discutable Panamera Edition présentée il y a peu, les Black Edition, présentées comme des éditions spéciales, ne seront pas des éditions limitées numérotées. La raison est simple: la 997 Black Edition n’avait pas atteint l’objectif de 1963 ventes. « Oh les gars, j’ai une idée! On refait le truc qui n’a pas marché la dernière fois? »

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Mais en quoi diable la Corbillard Edition se distingue-t-elle? Sachez tout d’abord que celle-ci sera uniquement disponible pour le Boxster 2.7, et les déclinaisons Carrera et Carrera 4 de la 911. Les autos seront habillées de Noir Intense Métallisé associé à un intérieur en cuir noir. Porsche remarque que cela « incarne l’élégance intemporelle de la voiture de sport. » Soit… L’équipement de série est légèrement étoffé, puisqu’il comprend le PCM avec module de navigation, le rétroviseur intérieur avec fonction anti-éblouissement et capteur de pluie intégré, le régulateur de vitesse et le volant Sport Design. Le Boxster est « assurément tout aussi intéressant », grâce à l’adjonction d’une climatisation bi-zone et de sièges chauffants, du pack audio Plus, et d’arceaux peints en couleur carrosserie.

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Nous pourrions continuer de vous dresser la liste, avec des jantes de 20 pouces de série, le système audio Bose pour la 911, l’aide au stationnement, et avec un peu de chance, vous aurez également l’intégrale de Tintin dans le compartiment à bagages… Nous devons admettre que les Editions Corbillard apportent un supplément d’agrément qui saura séduire les primo-accédants désireux d’acquérir une Porsche, et à ce titre, cette série spéciale sera probablement un succès. Mais ce genre de tours de passe-passe sont indignes de Porsche. Reprendre une stratégie au succès mitigé sans prendre le soin de l’améliorer un tant soit peu, admettre presque officiellement qu’il reste des stocks à écouler relève de l’inacceptable.

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Le prix? Cela n’a pas d’importance, mais oui, comme chez Renault avec sa Clio Campus, le tarif est intéressant pour les fins de série. Mais si vraiment vous souhaitez une 911 noire et que l’absence de rétroviseur anti-éblouissement ne trouble pas vos nuits, mieux vaut patienter quelques mois et vous offrir la Phase 2. Désolé Porsche, mais cette fois-ci, vous méritez un zéro pointé.

Crédits photos: Porsche AG

Verra-t-on bientôt naître une 911 Spyder?

Temps de lecture estimé: 1’50

Le premier Boxster Spyder n’était donc pas un épiphénomène. La deuxième génération de cette fabuleuse auto semble avoir ouvert une brèche chez Porsche: il existe donc une frange de la clientèle très ouverte à l’idée de s’offrir un cabriolet allégé, renouant avec l’esprit des premières voitures de course du constructeur. Nous nous posons désormais la question: Porsche osera-t-il proposer le même concept sur base de 911?

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Avouez que cela serait formidable! Une 911 cabriolet à l’intérieur dépouillé, équipée de sièges baquets, d’une capote manuelle et d’un petit surcroît de puissance. A défaut d’obtenir cette fameuse GT3 Cabriolet que nous appelions de nos voeux il y a déjà fort longtemps, cette hypothétique 911 Spyder ne manquerait pas de nous faire sauter de joie. Et le Boxster Spyder ne manque pas de le prouver, il existe une vraie clientèle pour ces autos pures et dures renouant avec les racines de la marque.

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Les plus observateurs se contenteront de dire que nous enfonçons une porte ouverte depuis longtemps. La définition de la 911 dont nous parlons existe depuis fort longtemps, il s’agit du Speedster! La 911 3.2 Speedster, et plus encore la 964 Speedster adoptèrent cette recette acidulée faite d’allègement, de sensations accrues,  le tout accompagné d’une esthétique très suggestive. Oui, mais il y a un mais. Et ce « mais » porte le doux nom de 997 Speedster. La dernière itération de cette formidable lignée de cabriolets a en effet emprunté un tout autre chemin. Destinée à fêter les 25 ans du département Exclusive, la 997 Speedster embarque à son bord un lot d’équipements extrêmement riche, faisant du Speedster une 911 cossue et très luxueuse. En cela, l’esprit du Speedster a quelque peu été bafoué, il faut bien l’admettre, bien que cela ne retire rien aux qualités de cette édition limitée.

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Si l’on se réfère à la stratégie récente de Porsche, cela pourrait poser problème. Lorsque le constructeur définit sa stratégie pour un produit, il a le bon sens de la mener à long terme et de ne pas en changer afin d’instaurer une véritable cohérence dans sa gamme et de créer des repères pour ses clients. Dès lors, si le Speedster a pris le parti de s’embourgeoiser, il y a de fortes chances que cela reste ainsi. Le Speedster ne redeviendra probablement pas le cabriolet allégé qu’il fut il y a bientôt trente ans. De même, l’appellation Spyder semble s’inscrire dans la gamme Boxster, et il y a fort peu de chances que Porsche se permette d’installer cette appellation sur le capot arrière d’une 911. Il suffit pour s’en convaincre de constater que le Cayman n’a en aucun cas eu droit au patronyme GT3.

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Pourtant, il semble évident que les clients applaudiraient. Quelle est donc la solution? Au risque de nous contredire, la solution serait de proposer un pack Clubsport optionnel sur la prochaine 911 Speedster. De série, celui-ci sera probablement richement équipé. Mais, en option, il sera probablement possible d’opter pour un Speedster allégé, tout comme il est possible de prendre un pack Clubsport sur la GT3, sans même parler du pack Weissach allégeant une 918 Spyder à l’équipement extrêmement luxueux. Dès lors, nous pouvons en effet espérer que Porsche relance un jour l’idée d’une 911 cabriolet allégée. Mais elle n’ira probablement pas aussi loin que ce que peut proposer le Boxster Spyder. Car désormais, c’est à lui que revient le rôle du vrai sale gosse.

Nouveau Boxster Spyder, nouveau carton plein!

Temps de lecture estimé: 2’10

Cayman GT4, 911 GT3 RS, et désormais le Boxster Spyder. Décidément, l’année 2015 restera dans les annales de Porsche comme un grand, très grand crû! Jamais nous n’avions eu la chance de vivre un tel déluge de nouveautés aussi délurées dans une période aussi courte. Devra-t-on s’en plaindre? Certainement pas! Laissons plutôt durer le plaisir en effectuant un petit tour d’horizon du dernier venu.

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Il y a tant à dire que nous ne savons guère par où commencer. Les critiques? Gardons cela pour la fin! Jetons donc notre dévolu sur l’atout maître du Spyder: son esthétique! La face avant ne vous est pas inconnue: il s’agit de celle du Cayman GT4, son parent le plus proche. De même, la jupe arrière lui est empruntée. Pour le reste, Porsche a préféré se passer de l’aileron arrière massif, au profit d’un becquet évoquant la queue de canard de la RS 2.7. Le point culminant est bien évidemment ce capot arrière doté d’un superbe double bossage que Porsche dit être inspiré de la 718. On ne peut que leur donner raison. D’ailleurs, un gros aileron aurait totalement gâché l’effet esthétique de ce capot arrière.

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Ce capot arrière possède d’ailleurs son utilité, puisqu’il se relève intégralement afin de loger une capote au maniement amélioré. Si la capote du Boxster Spyder génération 987 rappelait l’étanchéité et la facilité de montage des tentes utilisées par les paras de Diên Biên Phu, la capote de la génération 981 laisserait presque croire qu’elle a été conçue par les ingénieurs de Décathlon: toujours manuelle, mais bien plus instinctive. Et étanche, par la même occasion! Il fallait bien cela pour abriter un habitacle dépourvu de climatisation, de radio, et de module de communication, dans le plus pur esprit des 356 Speedster! Nous recommandons une nouvelle fois d’opter pour les baquets optionnels de la 918 Spyder. Et tant qu’à jouer la fibre nostalgique jusqu’au bout, optez pour le pack Spyder Classic combinant le cuir rouge à l’alcantara noir, de toute beauté!

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Ce que l’on ne vous dit pas au sujet de l’équipement, c’est qu’en optant pour la sellerie en cuir et alcantara avec coutures contrastantes, vous bénéficiez d’office du pack intérieur peint en couleur carrosserie, comme nous avons pu nous en rendre compte sur le configurateur. Quelle belle surprise! Espérons que cela incite les clients à opter pour des couleurs vives. Car pour le reste, il vous faudra composer avec un équipement de série fort rudimentaire, le confort étant en option, à croire que Porsche ait mandaté Colin Chapman pour une conférence grassement rémunérée. Nous nous égarons… En dernier lieu, la philosophie pure et dure du Boxster Spyder est parachevée par la présence de série d’une boîte manuelle. Si vous souhaitez une boîte PDK, il vous faudra tout simplement acheter un autre modèle! Le Spyder répond de la même philosophie que le Cayman GT4!

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La motorisation est sensiblement identique, à ceci près que le Spyder émarge à 375ch, quand son frère GT4 émarge à 385ch. Les performances laissent toutefois pantois: 4,5 secondes de 0 à 100km/h, et 290km/h en pointe! Qui a dit que les cabriolets étaient pour les filles? Au moins, les hommes ne risquent pas d’être décoiffés… D’autant qu’avec des suspensions abaissées de 20mm, les passages en courbes risquent de se transformer en pogos de concerts de hard rock! Plaisanterie à part, il ne fait aucun doute que le Boxster Spyder soit véritablement le cabriolet sans compromis de la gamme Porsche. Et l’on se prend à rêver d’une 911 similaire…

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La critique, maintenant! Y en a-t-il beaucoup à proférer? A vrai dire, mis à part de nouvelles jantes au dessin à peine renouvelé que l’on aurait préféré voir remplacées par celles de la GT3, on pourra surtout regretter une auto de lancement franchement terne. Le blanc et les jantes grises font rarement bon ménage. Cela est d’autant plus le cas que le constructeur a opté pour un habitacle désespérément noir et gris, alors que les coutures rouges auraient apporté un supplément de gaieté fort bienvenu. Cela est d’autant plus surprenant que le Cayman GT4 et la GT3 RS n’avaient pas hésité à jouer à fond la carte de la couleur. C’est à n’y rien comprendre. Mais qu’importe, car il ne fait aucun doute que les clients n’auront aucun mal à se jeter sur les bons de commande, même avec un prix de départ fixé à 82 430€. Espérons simplement qu’ils osent la couleur…

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Crédits photos: Porsche AG