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Le retour en grâce de la 959

Temps de lecture estimé: 2’20

Mais que diable se passe-t-il? En un peu plus de trois ans, les prix des 959 se sont envolés! Alors qu’elles ne valaient guère plus de 300 000€, il est devenu courant de voir des exemplaires changer de mains pour plus d’un million d’€. Une sacrée somme, pour cette super 911 qui avait semble-t-il un peu trop vite sombré dans l’oubli. Mais comment diable expliquer ce revirement?

Nous pourrions, et nous consacrerons un article entier à l’ensemble des évolutions technologiques majeures embarquées par la 959 en 1986. Aujourd’hui encore, l’avance technologique de la 959 reste évidente face à de nombreuses sportives récentes, tout comme ses performances, toujours supersoniques. Rappelons que 3,9 secondes suffisaient aux 450ch du flat 6 bi-turbo afin de propulser les 1450 kg de la 959 de 0 à 100km/h. A titre de comparaison, la 996 GT2 Phase 2 accomplissait cet exercice en 4 secondes pleines, en dépit d’une masse plus faible et d’une puissance culminant à 483ch. Indéniablement, la 959 reste un chef d’oeuvre technologique en dépit de ses 25 ans.

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Mais pendant longtemps, cette complexité technique fut son fardeau. Fardeau de Porsche en premier lieu, qui, en dépit d’un prix de vente s’élevant à 420 000 Deutsche Marks, enregistra des pertes colossales en vendant la 959. Fardeau des propriétaires, ensuite, tant cette complexité technique rendait l’entretien de la 959 aussi long que coûteux. Dès lors, une 959 accidentée ou mal entretenue se retrouvait bien vite au fond de la cour d’un centre Porsche ou dans un garage dont elle ne sortirait plus pendant très longtemps. Pour ne rien arranger, le style de la 959 fut spontanément démodé par le lancement de la 993, dont les traits étaient évidemment inspirés de la supercar tout en y ajoutant une once de fraîcheur. La 959 resta dans un oubli certes relatif pendant une dizaine d’années, d’autant plus que la Carrera GT empruntera une voie radicalement différente.

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Mais aujourd’hui, la 959 semble avoir retrouvé une image digne de ce nom. L’engouement pour les voitures de collection, bien entendu, aura joué un rôle décisif. Comme nous le disait récemment Cameron Ingram, de plus en plus de collectionneurs cherchent à constituer leur propre collection de supercars Porsche, de la 959 à la 918. Avec seulement 292 exemplaires produits, pour 1270 Carrera GT, il semble évident que tous ne seront pas servis, d’où une inévitable hausse des prix.

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Mais peut-être plus encore, l’arrivée de la 918 Spyder aura permis à la 959 de revenir en grâce. La 918 Spyder partage en effet une philosophie similaire à celle de la 959. Face à des concurrentes particulièrement affutées, la 918 affiche fièrement un ensemble de technologies nouvelles et inédites sur une supercar. Le groupe motorpopulseur de la 918 partage quelques similitudes avec la 959, mais il partage avant tout la même envie de propulser l’automobile de sport dans le monde demain. Une posture qui fut celle de la 959 en 1986. On ne le répètera jamais assez, jamais aucune auto de route n’avait embarqué autant de technologies nouvelles que ne le fit la 959. Même aujourd’hui, aucune auto ne se permet d’en offrir autant, d’un seul coup!

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Quant à cet exemplaire blanc immaculé, il figure parmi les 29 titans, ces rares 959S allégées d’une centaine de kilos et affichant une puissance de 515ch. Dans un état remarquable, elle fait partie de ces 959 dont les prix s’envolent à des niveaux stratosphériques, à l’image des 993 GT et 911 RS 2.7 Lightweight. Rien n’est plus beau que les autos les plus extrêmes, conçues pour pousser le conducteur dans ses derniers retranchements. Et ça aussi, la 959 le fait toujours à merveille.

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La 959 qui illustre ces lignes est à vendre chez Bingo Sports

RM Auctions: ventes du 17 janvier au 5 février

L’activité de la maison d’enchères RM Auctions est décidément très dynamique en ce début d’année 2014. En l’espace d’une vingtaine de jours, ce  sont en effet deux ventes qui eurent lieu sur deux continents différents, où les Porsche ne manquèrent pas d’être dignement représentées. Une fois encore, l’on a pu noter quelques résultats surprenants, mais rien de troublant en ces temps où la voiture de collection est très (trop?) à la mode. Revue de détail des Porsche vendues (ou pas).

« Arizona Love »

Nulle trace du lieutenant Blueberry les 16 et 17 janviers derniers lors de cette vente dans l’Arizona, mais un parterre de Porsche à se pâmer. Place aux chiffres, et aux images:

Le premier lot de ces enchères est une 911 Carrera 3.2 Speedster, combinant peinture noire et cuir beige, un ensemble assez rare pour un Speedster, vendu 126 500$. Cela représente 92 300€, un montant qui n’a rien de choquant.

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Une 356 A 1600 Convertible D a ensuite changé de mains pour la modique somme de 176 000$, soit 128 500€. Un montant qui a également tout lieu d’être justifié, tant le Convertible D figure parmi les 356 les plus convoitées.

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Passons aux 356 B. En commençant avec une 1600S de 1963 carrossée par Karmann, vendue pour 129 500$, soit 94 500€. Matching Numbers, l’auto sort tout juste d’une restauration lui ayant permis de retrouver sa teinte d’origine, le vert Smyrna. L’histoire ne dit pas si le nouveau propriétaire vit en Turquie…

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Une couleur un peu plus consensuelle pour cette 356B 1600S cabriolet de 1961 carrossée par Reutter. Adjugée pour 140 250$ (102 370€), elle sort également de restauration. A noter son intérieur rare et original de couleur Gris Lumière.

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Une dernière 356B, un Roadster 1600 carrossé par Drauz fut adjugé 198 000$, soit 144 500€. L’on reste bien loin des niveaux délirants atteints par les Speedster A!

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Au rang des surprises de taille, une 911 2.2E Targa de 1970 adjugée pour 176 000$, soit plus de deux fois le prix d’un modèle en état concours! A y regarder de plus près, l’on remarque néanmoins que l’auto n’a que 5 000 miles au compteur, que celle-ci est restée au sein d’une même famille depuis sa sortie des chaînes d’assemblages. Et pour couronner le tout, elle n’a jamais été restaurée, ce qui ne manque pas d’en faire l’une des 911 Classic les plus authentiques à ce jour.

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Une autre surprise que cette seconde Targa à moteur 2.4 litres E, vendue pour 140 250$. Un niveau de prix qui reste très surprenant malgré une restauration très récente et son historique documenté. L’arrivée de la nouvelle Targa aurait-elle déclenché une vague d’enthousiasme pour ses anciennes cousines??

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Retour à la raison pour cette autre 911 E de 1970 qui, bien qu’étant également restée dans une seule et même famille pendant plus de 30 ans, a été adjugée pour « seulement » 71 500$, soit 52 200€. Ce qui fait certainement d’elle la meilleure affaire de cette vente! Et de loin mon coup de coeur de ces deux ventes.

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La 959 reste un formidable collector dont le succès ne se dément pas dans les enchères. Cet exemplaire en parfait état (à l’intérieur bi-ton bourgogne-gris clair) changera de propriétaire pour 759 000$, soit 554 000€. Un niveau très élevé, quand une 959 en état irréprochable serait plutôt estimée aux alentours de 450 000€…

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Cela se corse! Nous entrons désormais dans la catégorie des voitures de compétition, où rien ne s’échange à moins d’un million. Aurez-vous le coeur assez bien accroché?

RM Auctions aura toutefois le marteau moins heureux avec ces trésors, en commençant par cette 356 A Speedster Carrera 1500 GS. La magie du moteur Carrera n’aura cette fois-ci pas tenu ses promesses, car malgré une offre atteignant 1 050 000$ (766 420€), l’auto ne sera pas vendue.

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De même pour cette 906 que vous avez eu la chance de découvrir dans la Porsche de la semaine, restée invendue malgré une offre atteignant 1 180 000$ (861 300€).

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Le clou de cette vente fut indubitablement cette 718 RS 61 Spyder (châssis 718-066). Cette 718 pouvait se targuer d’un palmarès honorable, comprenant une septième place aux 12 heures de Sebring en 1961, ainsi que de nombreux podiums dans le championnat SCCA. Entièrement restaurée, elle fut vendue pour 2 750 000$, soit  2 007 000€. Une paille, quand on est milliardaire…

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« From Paris with love »

Les incursions de RM Auctions sur le continent Européen sont de plus en plus fréquentes. Eu égard au nombre d’autos invendues, cette vente ayant eu lieu à Paris le 5 février 2014 aux Invalides fut un échec. Il se pourrait même que le marché de la voiture de collection connaisse une amorce de retour au calme. On dénombra toutefois un certain nombre de Porsche dont les résultats furent globalement honorables.

Enfin un prix logique pour une Targa! Cette 911 2.2E fut adjugée pour 47 600€. Elle pouvait difficilement prétendre à davantage, son historique présentant quelques zones d’ombre, et n’étant guère dans sa teinte d’origine.

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Nous passons ensuite à une catégorie nettement supérieure, avec une 904 Carrera GTS adjugée 1 288 000€. Il s’agit de la seule au monde ayant été peinte en vert irlandais. Elle fut initialement la propriété du pilote britannique Frazer Nash, et possède depuis ce jour un historique limpide ainsi que plusieurs engagements en compétition.

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Résultat moins reluisant pour cette 917/30 Can-Am pour laquelle la meilleure offre s’éleva à 2 000 000€. Bien loin du prix de réserve fixé à 2 900 000€. Cela s’explique par un historique peu excitant. Le châssis 917/30-005 fut en effet construit afin de participer au championnat Can-Am de 1974. Malheureusement, Porsche stoppa son programme Can-Am en 1973 et l’auto complète ne fut jamais assemblée. 917/30-005 ne fut redécouvert à l’usine qu’en 1979 par Gerry Sutterfield, importateur Porsche aux Etats-Unis, qui demanda au constructeur s’il était possible d’en faire une auto complète. Ce qui fut chose faite grâce à un moteur 12 cylindres d’époque que Porsche retrouva dans ses réserves, en confiant aux mécaniciens la tâche d’assembler l’auto avec le plus grand soin. Malgré cela, difficile pour des collectionneurs de plus en plus exigeants de voir dans cette 917/30 une véritable auto d’époque, son statut « hybride » ayant sans doute joué en sa défaveur.

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Dernière Porsche vendue, et non des moindres, cette 956 de 1982 ayant fini troisième aux 24 heures du Mans derrière deux autres 956. Vous la connaissez déjà, puisqu’elle fit l’objet d’un article dans la Porsche de la semaine. Son historique prestigieux aidant, elle fut adjugée 2 352 000€.

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De ces deux ventes, l’on peut garder un sentiment de très légère accalmie sur le marché des Porsche de collection. A l’exception de deux 911 Targa, il n’y eut pas vraiment de flambée des prix injustifiée, ce qui tend à être plutôt rassurant. Restons toutefois vigilants, tant le marché de la voiture de collection est la cible d’un engouement de plus en plus important.

L’ensemble des visuels de cet article sont la propriété de RM Auctions. Seule la photographie de la 906 fut réalisée par CPR Classic.

Tous les résultats ici:

http://www.rmauctions.com/results/result.cfm?SaleCode=PA14

http://www.rmauctions.com/results/result.cfm?SaleCode=AZ14

Autoworld (partie 5): les Supercars

On approche de la fin chers lecteurs. Je ne sais pas pour vous, mais plus cela avance, plus j’ai l’impression de vous dévoiler des véhicules exclusifs. Et ce n’est pas maintenant que cela va changer. Oh certes, vous ne verrez jamais ici que deux véhicules, mais quels véhicules! Avant même leur sortie, ces deux autos nous promettaient d’incarner le raffinement le plus extrême, l’aboutissement ultime des technologies automobiles, la fine fleur de la performance pure, l’Olympe de la voiture de sport. Vous les aurez certainement reconnues. Place aux images.

959 de 1987

C’était à l’époque la reine de la route. Elle embarquait à elle seule un concentré de technologies alors insoupçonnables sur une voiture de série. Permettez-moi de vous dresser une liste non exhaustive: Une carrosserie en fibre de verre, à l’exception des portes et du capot avant en aluminium, quatre roues motrices, moteur bi-turbo (c’était une première), système de contrôle électronique de la garde au sol en fonction de la vitesse, et j’en passe.

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La silhouette préfigure la 993

La 959 était une routière de très grande classe, disposant de capacités dynamiques remarquables, qui faisaient d’elle une chasseuse de chronos hors pair, dès lors que l’on décidait de la pousser dans ses derniers retranchements. Ce que Porsche ne manqua pas de faire, sur de multiples revêtements. Savez-vous quelle auto a remporté le classement général du rallye Paris-Dakar en 1986? Oui, une 959, pilotée par Jacky Ickx. Elle sera également engagée sur les circuits tapissés d’asphalte (sous le nom de code 961), où elle ne connaîtra pas autant de succès. La première voiture à quatre roues motrices à être engagée aux 24 heures du Mans, en 1986, finira tout même l’épreuve en 7ème position.

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Malgré ses immenses qualités et ses beaux résultats en compétition, la 959 ne connaîtra pas une grande carrière commerciale… La faute à une homologation qui ne sera jamais accordée aux Etats-Unis, mais également à un prix faramineux: 398 000 Deutsche Marks. Ce qui, en Euros actuels, équivaut à… euh… beaucoup. Malgré cela, Porsche perdit énormément d’argent sur le projet 959 qui ne fut jamais rentable.

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Le dessin a tout de même souffert du poids des années.
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Les jantes en magnésium, rares et fragiles, participent d’un entretien particulièrement coûteux.

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918 Spyder concept

Voici un vrai moment privilégié! Il est bien rare que Porsche accepte de sortir des prototypes de l’enceinte du musée, c’est donc un petit événement que d’avoir la chance d’admirer un prototype de la 918 Spyder. Prototype ou non, il faut admettre que le dessin n’a que très peu changé. A ce stade, l’on pouvait remarquer que l’auto n’était pas conçue pour accueillir un toit démontable. On remarquera également les vitres arrondies, ainsi que l’absence des échappements au-dessus du moteur. Enfin, notez la présence de petites caméras en lieu et place de véritables rétroviseurs. Quoi qu’il en soit, on reconnait sans le moindre doute la sublime 918 Spyder, qui n’est que plus belle dans sa version définitive. Et cela, vous en aurez très bientôt les preuves sur 906 Chronicles.

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Notez les échappements latéraux.

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L’aileron est ici fixé par un support sur le dessus.

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La forme des sièges diffère du modèle définitif. Notez les petites vitres arrondies, on se croirait dans un Speedster!
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Peu convaincantes sur papier glacé, les jantes sont en réalité sublimes.

Vente aux enchères RM Auctions: les résultats

Eh bien ! Ce fut un week-end très chargé pour les amateurs d’autos anciennes. Surtout si les amateurs en question disposaient de quelques millions à dépenser en voitures d’exception. Les 16, 17 et 18 août derniers eurent en effet deux ventes aux enchères, pilotées par deux deus plus respectables maisons d’enchères américaines, en l’occurrence, RM Auctions et Gooding & Co.

Que s’y est-il passé ? Les prix, une fois de plus, ont atteint des sommets. Vraiment ? A vrai dire, c’est un peu plus compliqué que cela. Laissons de côté la Ferrari 275 GTB NART Spider qui fût en son temps convoitée par Steeve Mc Queen, vendue pour 27,5 millions de dollars (oui oui), ou encore la 375 MM à pontons fendus vendue pour 9 millions de dollars (trois fois moins, une paille !), et attardons-nous avant tout sur les Porsche. Et là, force est de constater qu’il y eut du bon et du moins bon. Pour ne rien vous cacher, les résultats n’ont pas manqué de me surprendre. D’un côté, des voitures justifiant parfaitement leur prix n’ont pas trouvé preneur, tandis que d’autres à la cote plus incertaine ont atteint des sommets. Avec, en star absolue, la STR II de Magnus Walker qui atteindra le prix stratosphérique de 275 000$ (avant commissions). Tout le monde s’accorde à le dire, le plus intéressant maintenant est de voir comment évoluera la cote de la STR II dans le temps.

Les résultats RM Auctions :

Les festivités commencent avec cette 959 de pré-série datant de 1985, vendue pour 737 000$, soit 554 100€. Notez qu’une 959 de série datant de 1987 se négocie aujourd’hui 450 000€ pour un modèle en état concours. Doit-on être surpris que les brouillons coûtent plus cher que les chefs-d’œuvre? Il y aurait fort à dire à ce sujet…

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Une 962, châssis n°122, restera invendue. Estimée à 800 000$ au minimum, la meilleure offre n’excèdera pas 650 000$. Surprenant, pour une auto authentique, mais l’on est en droit de penser que les collectionneurs n’auront pas été charmés par un palmarès bien maigre : elle sera accidentée lors de sa première course à Watkins Glen et sera par la suite utilisée comme banque de pièces.

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Une 934 dotée d’un solide palmarès, avec entre autres une deuxième place au classement général du championnat IMSA de 1977, sera vendue pour la « modique » somme de 550 000$, soit 413 000€. Un peu plus qu’une RS 2.7, pour une telle bête avec un palmarès, je commence à me dire que l’acheteur a réalisé une bien belle opération.

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Entre ça et une RS 2.7, vous choisiriez quoi?

Voici une auto étonnante : une 934, convertie en 935 à la livrée acidulée, engagée entre autres aux 24 heures du Mans en 1976 et 1977, n’aura pas fait monter les enchères plus haut que 525 000$, alors que l’on s’attendait à la voir franchir allègrement le million. Les collectionneurs n’auront sans doute pas apprécié le manque d’authenticité d’une 934 transformée.

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Plus surprenant, une 911 RS 2.7 n’aura pour une fois pas réussi à affoler les compteurs. Pas totalement d’origine certes, mais cela est encore rarement le cas. La meilleure offre atteindra 430 000$, soit 323 300€ pour une RS Touring, ce qui est en soi assez délirant…. Notons qu’une Touring en état concours se négocie 320 000€. Un peu gourmand le vendeur, non ?

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Du côté des 356, tout va pour le mieux avec un pré-A Speedster 1500 carrossé par Reutter vendu pour 235 000$, soit 176 700€.

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Un peu moins chère, mais prouvant si besoin était la bonne santé des 356, un roadster B 1600 S carrossé par Drauz partira pour 145 000$, soit 109 000€.

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Vous vouliez un roadster 356 B ? Il y en avait un autre ! Un 1600 carrossé par Reutter, qui vous aurait coûté 121 000$, soit 90 970€.

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Plus surprenant, cette 911 2.2S n’a pas trouvé preneur. Bénéficiant pourtant d’une combinaison de couleurs superbe (notez que la couleur extérieure fut élaborée sur demande spéciale), matching numbers et dotée du moteur le plus prisé par les collectionneurs, elle n’aura pas soulevé l’enthousiasme. La meilleure offre s’élèvera à 120 000$, soit 90 200€.

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Pour moi, la merveille de cette vente!

Pour le même prix, vous auriez néanmoins pu repartir avec une 356 B 1600 carrossée par Karmann. Avec intérieur rouge, s’il vous plaît. La santé des 356 ne se dément pas !

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Voici un autre résultat qui ne manquera pas d’en surprendre plus d’un. Une 911 2.4S bleu gémini de 1973 n’a pas été vendue ! Pourtant, la 2.4S est considérée comme le sommet de la 911 Classic, en excluant bien entendu l’intouchable 2.7 RS. Que s’est-il passé ? Je cherche encore… L’offre la plus haute atteindra 110 000$, soit seulement 82 700€, une misère pour une 2.4S…

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La dernière Porsche vendue par RM Auctions est également une 911 S, qui, quant à elle, trouvera preneur. Il s’agit d’une 2.2 S Targa noire de 1972, possédant donc la trappe à huile sur l’aile arrière. Nul doute que les acheteurs auront été séduits par cette trappe qui ne restera que le temps d’un millésime. Vendue 93 500$, soit 70 300€. Une bonne affaire !

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A suivre…

Pour le plaisir des yeux, retrouvez l’ensemble des visuels de cet article, ainsi que bien d’autres merveilles, sur le site officiel de RM Auctions. Pour consulter l’ensemble des résultats, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.rmauctions.com/results/result.cfm?category=all&collection=&salecode=MO13&sort=price&view=list&currency=&toYear=&fromYear=&make=&lot=