Sebring: la malchance coûte la victoire à Porsche

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Ca y est, la saison 2015 a débuté, aux Etats-Unis tout du moins. La première étape du Tudor United Sportscar Championship (le marketing des fois…) vient de se dérouler à Sebring, haut lieu de la compétition automobile sur le continent américain. La filiale américaine de Porsche était bien sûr de la partie, et rentre à la maison sur un résultat en demi-teinte…

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Désireux de renouveler la victoire glanée en 2014, les Porsche 911 RSR portant respectivement les n°911 et 912 ne pouvaient espérer de meilleur départ, puisqu’elles occupaient les deux premières places à l’issue des qualifications. D’ailleurs, ni les Corvette, ni les Ferrari 458 ne semblaient en mesure de leur tenir tête, puisque les Porsche maintenaient leur avance en tête jusqu’à la onzième heure de course. Et c’est à ce moment précis que débutèrent les problèmes…

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La RSR n°911 (Henzler-Long-Sellers) fut alors confrontée à des problèmes de boîte, le pilote ayant des difficultés à rétrograder. C’en était fini des espoirs de victoire de la n°911. Quant à la n°912 (Makowiecki-Bergmeister-Bamber), ses chances de victoire furent anéanties quelques instants plus tard lors d’un arrêt aux stands: la roue arrive gauche bloquée imposa un arrêt prolongé, laissant alors la voie libre à une Corvette et une 458 Italia. L’écurie officielle Porsche dut finalement se contenter d’une troisième place en GTLM.

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Le lot de consolation viendra de la catégorie GTD, réservée aux écuries non officielles. L’écurie GT America, engagée avec une 911 RSR dernier cri, parvint à réaliser une course sans encombres, permettant à Porsche de ramener de Sebring une victoire de classe en GTD, devant une Aston Martin et une inusable Ferrari 458.

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C’est peu de dire que la saison n’a pas démarré sous les meilleurs auspices, mais il serait excessif d’affirmer que Porsche a réalisé un début de saison catastrophique. Il n’en reste pas moins qu’un problème de fiabilité s’est manifesté, et qu’on ne saurait tolérer de le voir se manifester de nouveau. Rappelons que le titre 2014 a échappé à Porsche pour quelques points seulement, et que les points perdus à Sebring pourraient, déjà, être ceux du titre…

Crédits photos: Porsche AG

Visite chez Porsche Innsbruck: des GTS à tout va

Temps de lecture estimé: 2’40

Quelle chance que de passer quelques temps en Autriche! Dans un pays germanophone, nul doute que les Porsche seront légion! Qui plus est, il s’agit de la terre natale de la famille Porsche, on devrait donc en trouver à tous les coins de rue! Eh bien non, malheureusement… S’il existe bien quelques autos que nous sommes venu chercher, on ne peut guère dire que les Porsche soient monnaie courante, d’autant plus dans cette région montagneuse. Nous avons donc décidé de rendre une petite visite au centre Porsche local.

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Le moins que l’on puisse dire est qu’il est facile d’identifier les nouveautés. Le contraire serait étonnant chez un revendeur officiel, mais l’espace assez restreint a poussé la direction a faire des choix. Ainsi, la gamme GTS était particulièrement bien représentée, représentant près de la moitié des autos du showroom. A commencer par un Boxster GTS, qui n’avait guère de mal à mobiliser l’attention.

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A voir ce Boxster dans son rouge éclatant, habillé du pack intérieur GTS, on se dit que les propriétaires sont de sacrés veinards. L’auto est superbe, et le traitement de l’habitacle est un véritable sans faute. Le mélange de cuir, d’alcantara, de carbone marié idéalement aux surpiqûres rouges ne laisse pas indifférent. Quant aux jantes à la finition satinée, elles apportent une pointe d’agressivité admirable. On regrettera seulement que ce Boxster soit peint en Rouge Indien et non drapé du superbe Rouge Carmin métallisé nettement plus éclatant, bien que plus foncé…

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Une autre petite déception concerne l’ensemble des éléments en plastique noir apparent. Le bouclier avant, la base des rétroviseurs, les prises d’air latérales et l’extracteur, cela fait beaucoup de « toc » pour une auto aussi haut de gamme. Un élément fâcheux que nous avions déjà évoqué au sujet de la nouvelle GT3 RS, et nous ne changeons pas d’avis.

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Quant au Cayman GTS, sa livrée intégralement noire ne laissait guère de place à l’originalité. Cela étant, le rouge des étriers et des surpiqûres intérieures créait un contraste intéressant, bien que le noir ne soit pas recommandé sur le Cayman GTS: cela masque les lignes agressives d’une auto bien plus à son aise en Bleu Saphir, ou dans l’inévitable Rouge Carmin. Quel coup de génie que cette livrée spéciale! Vraiment, c’est une option que nous recommandons vivement en dépit de son tarif élevé.

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Si toutefois vous ne pouviez vous passer d’une livrée discrète, optez pour le Gris Quartz. Contre toute attente, cette 911 Carrera GTS cabriolet ne laissait personne indifférent. Il suffit de peu afin de sublimer une Porsche: des jantes de Turbo S peintes en noir mat, des ailes larges et des grilles sur le capot arrière évoquant les Classic. Une fois de plus, le pack intérieur GTS suffit à apporter la touche de couleur décisive, le rouge seyant à merveille à cette combinaison Gris Quartz – Noir. D’ailleurs, sachez que le Noir Intense sied davantage à la 911 qu’au Cayman, au risque de passer pour des girouettes…

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Il ne fait nul doute que la gamme GTS se distingue aujourd’hui par un ensemble de modifications esthétiques suffisant à les rendre nettement plus désirables que le reste de la gamme. A ceux qui hésiteraient encore, nous pouvons aujourd’hui affirmer qu’il n’y a plus une seconde à perdre, il vous faut une GTS! Un seul regret cependant, celui de n’avoir pas encore eu la chance de voir cette superbe livrée rouge Carmin, pourtant indispensable…

911 2.2S: coup de foudre en bleu pastel!

Temps de lecture estimé: 2’35

Bigre! Ce sont des moments comme cela qui ravivent chaque jour la petite flamme de la passion Porsche. Ce moment exaltant où, alors que rien ne semble vous sourire, vous tombez nez-à-nez avec une 911 plus belle qu’au premier jour, lorsque vous ne vous y attendiez plus. Rencontre avec un coup de coeur…

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C’est bien le genre de 911 dont rêvent aujourd’hui tous les collectionneurs. Ou presque! Une 911 2,2S, superbement restaurée dans sa configuration d’origine, une mécanique remise à neuf, et un sublime bleu pastel. Nos lecteurs les plus fidèles ne seront guère surpris d’apprendre que cette nuance nous séduit tout autant que le bleu Riviera. Au rang des équipements rêvés, notez également les sièges sport Recaro assurant un maintien idéal du pilote. Les amateurs de balades au grand air regretteront cependant l’absence de toit ouvrant.

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Rappelons toutefois aux néophytes quelques notions techniques: la 911 2,2 fut instaurée au cours du millésime 1970, qui coïncide avec l’abandon de la 912, le constructeur considérant que la 911T ferait parfaitement office de modèle d’entrée de gamme. La 911S ici présente constituait le haut de gamme, que nous pourrions comparer à une Carrera GTS actuelle. Développant 180ch à 6500 tours/minute, elle s’avérait plus pointue à utiliser qu’une 911E, dont les 155ch s’exprimaient à 6200 tours/minute. De plus, sa plage d’utilisation était plus réduite, en raison d’un couple maximal délivré à un régime relativement élevé. Les similitudes avec une GTS modernes sont ici évidentes, tant elles répondent de la même philosophie.

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Les amoureux du dernier petit détail apprécieront sur la 2.2 l’arrivée d’un capot arrière en aluminium pour la E et la S, et de nouvelles poignées de portes en « gâchette de pistolet ». Si vous souhaitez déceler les différences entre les millésimes 70 et 71, il vous faudra prendre votre courage à deux mains, car cela se résumera à l’abandon du système de chauffage auxiliaire et l’adjonction d’une troisième vitesse de rotation des essuie-glaces en 71, ainsi que quelques modifications mineures du côté du moteur en raison de changements de réglementation. En conséquence, les millésimes 71 gagnent 5km/h en vitesse de pointe, mais souffrent d’accélérations légèrement moins vigoureuses.

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Vous l’aurez compris, le diable est dans les détails. Et dans le cas de cette 911S, mis à part un couvercle de boîte à gants moyennement aligné avec le reste des panneaux du tableau de bord (nous ignorons pourquoi), le reste de l’auto est dans un état irréprochable, à tel point que l’on enlèverait ses chaussures avant de monter à bord. Le prix sera à la hauteur de la qualité de l’auto, certainement aux alentours des 250 000€, si ce n’est davantage. Le prix de la qualité, indéniablement. Et par les temps qui courent, exiger le meilleur est bien la moindre des choses si vous tenez à éviter toute mauvaise surprise!

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Mais, pourquoi diable cette auto ne serait-elle pas le rêve de tout collectionneur? Eh bien! pour une raison très simple: son moteur! Le petit monde des collectionneurs est fait  de telle sorte que dans la série des 911S Classic, rien n’a plus de valeur qu’une 9112,4S. Pourtant, la 911 2,4S, en raison d’un moteur encore plus sportif, n’est guère la plus plaisante à utiliser. Certes, elle marque le début de l’aérodynamique sur les 911, avec ce fameux spoiler développé par Tilman Brodbeck. Mais nous devons bien admettre que l’argument du moteur ne tient plus guère aujourd’hui. Entre une 2,2S et une 2,4S, rien n’importe davantage que la qualité. Et si possible, un beau bleu pastel, pour définitivement céder à la tentation.

L’auto est actuellement disponible chez Serge Heitz Consulting

Les 911 « série Anniversaire » sont-elles de bons investissements?

Temps de lecture estimé: 3’15

Nous vivons une période très favorable aux autos de collection, à tel point qu’il semble désormais indispensable, lorsque l’on achète une voiture, d’espérer un retour sur investissement. La frénésie des Classics suivant toujours une pente ascendante, les acheteurs  se tournent aujourd’hui vers des modèles à redécouvrir. Et au rang des séries limitées dignes d’intérêt, il existe des séries commémoratives, qu’il serait peut-être fort judicieux d’acquérir.

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Si vous établissiez la liste complète des séries commémoratives lancées par Porsche, peut-être en oubliriez-vous une ou deux. C’était l’époque ou Porsche ne maîtrisait pas encore l’art de créer la rareté avec le brio que l’on connaît aujourd’hui. La Carrera 2.7 eut droit à son lot de séries commémoratives, tout comme la Carrera 3.2, avec notamment une série de 875 autos célébrant la 250 000ème 911 sortie des chaînes de Zuffenhausen. Une auto désormais quasiment introuvable. On la connaît davantage sous le nom de « Jubilé ». Peinte dans une livrée Bleu Diamant caractéristique, elle embarquait un petit lot d’équipement supplémentaires, et est aujourd’hui très appréciée des amateurs. à ne pas confondre avec la 911 SC « Jubilé », la vraie, célébrant les 50 ans de la marque. Vous suivez toujours?

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Cela étant, ces éditions limitées restent assez méconnues, et n’attirent qu’une frange particulièrement initiée de passionnés. Dès lors, si en trouver une justifie parfaitement une petite prime de quelques milliers d’€, on ne peut pas parler à proprement parler d’autos incontournables dans une collection. Une Carrera 3.2 en parfait état se substituera parfaitement à une Jubilé. Faut-il immédiatement conclure que les séries commémoratives ne sont qu’un piège à enthousiastes peu clairvoyants? Certainement pas!

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Nous ne cessons de le répéter: plus que le nombre d’exemplaires produits, il faut juger une édition limitée par son charisme, et son pouvoir d’attraction sur la communauté porschiste. En cela, nous identifions deux séries limitées commémoratives capables de tirer leur épingle du jeu: l’inévitable 964 « 30 Jahre », et la très récente 991 « 50 Jahre ». Les plus attentifs auront immédiatement remarqué l’absence de la 996 « 40 Jahre » célébrant les 40 ans de la 911. En dépit de ses innombrables qualités (on retiendra notamment ses naseaux de Turbo, son équipement pléthorique et ses jantes chromées), elle ne bénéficie guère d’une cote d’amour très élevée. La faute à son appartenance à la génération 996. Pourtant, les amateurs qui franchiront le pas en seront fort bien avisés. Il n’existe guère de rapport qualité/prix/rareté supérieur sur le marché de la 911 aujourd’hui. Et sa cote risque fort de remonter rapidement!

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Mais revenons à nos considérations de collectionneurs. La 964 « 30 Jahre », grâce à ses ailes larges de Turbo Look, et à ses ailes de grenouille, bénéficie d’une esthétique à se damner, parmi les plus belles de la génération 964. Un argument de poids, lorsqu’il s’agit de s’offrir une auto plaisir. D’autre part, n’ayant été produite qu’à seulement 911 exemplaires, il s’agit d’un modèle rare, et reconnu comme tel. De plus, il s’agit de la 911 qui inaugura la plaque numérotée permettant de reconnaître une édition limitée. Ajoutez à cela une couleur particulière, l’améthyste, qui lui fut réservée, et vous bénéficierez de tous les éléments permettant à cette 911 de prétendre au titre enviable de collector. Sa cote en état concours s’élevant aujourd’hui à près de 90 000€, il n’y a plus guère de doutes quant à sa capacité à faire chavirer les coeurs.

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Mais nous identifions aujourd’hui une autre édition limitée destinée à prendre la relève de la 964. Sans surprise, il s’agit de la 991 édition 50 ans, dont nous avions longuement parlé lors de sa sortie. Un heureux propriétaire nous avait même offert son témoignage! La « 911 50 » bénéficie de tous les attributs qui firent le succès de la 964 « 30 Jahre »: une carrosserie Turbo Look inédite sur une 911 deux roues motrices, des jantes également inédites, et un nuancier unique comprenant le gris Graphite, le gris Geyser et le noir. Il y a fort à parier que les deux premières couleurs seront plus appréciées des collectionneurs, mais le noir a l’avantage de sublimer les touches chromées, elles aussi inédites, apposées çà et là sur la carrosserie de la « 911 50 ». Nous pourrions encore évoquer un habitacle bénéficiant de nombreuses touches spécifiques, dont les compteurs à chiffres verts évoquant les premières 911, ou la sellerie en tissu pied de poule.

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En dépit d’une production presque élevée, avec 1963 exemplaires fabriqués, il y a fort à parier que la 911 50 sera bientôt l’une des éditions commémoratives les plus recherchées sur le marché de l’occasion. D’ailleurs, nous avons pu observer un phénomène intéressant à son sujet. Alors que le prix de base d’une telle auto avait été fixé à près de 123 000€ à sa sortie il y a de cela deux ans, il est désormais presque impossible de trouver une 911 50 d’occasion à moins de 130 000€. Non, la 991 édition 50 ans n’est pas encore un investissement, mais il semblerait qu’elle marche dans les pas de ses aînées.

Les séries commémoratives sur base de 911 ne sont pas forcément les autos promises au plus fort potentiel de hausse. Ce sont des autos que l’on s’offre avant tout en raison de leur forte prestance esthétique. Cela étant, il s’agit bien de cette forte personnalité qui les rend si désirables: elles frappent en plein coeur de la petite corde nostalgique des porschistes.

Nous recherchons activement des propriétaires de 911 SC Jubilé et de 911 Carrera 3.2 « Jubilé », ou de tout autre modèle de type Jubilé en préparation d’articles futurs. N’hésitez pas à nous contacter par mail à l’adresse suivante: 906chronicles@gmail.com

Crédits photos:

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Porsche anciennes: la bulle spéculative ne va pas exploser tout de suite.

Cet article est sponsorisé par Alpes Holidays, organisateur de sorties touristiques pour les Porsche. Saisissez les dernières places pour le voyage en Europe centrale!

Temps de lecture estimé: 2,15

Chaque année à la mi-mars, un événement faisant office de grand-messe de la voiture ancienne se déroule sur le sol américain: le concours d’élégance de Pebble Beach. Les grands noms des ventes aux enchères ne s’y sont pas trompés, et Gooding ou RM Auctions, entre autres, y présentent toujours des collections fabuleuses, vendues pour des montants donnant le vertige. Et cette folie américaine pourrait coûter très cher aux collectionneurs européens.

Le fait est que ces ventes aux enchères, au même titre que le salon Techno Classica d’Essen sur le vieux continent, servent d’indicateur de tendance. Dès lors, une seule vente publique pour un montant faramineux suffit à pousser les spécialistes de la planète entière à monter leurs prix. A titre d’exemple, constatant qu’une Ferrari 330 GTC venait d’être vendue pour le montant faramineux de 850 000$, un spécialiste britannique réputé s’interrogeait ouvertement quant à l’opportunité d’augmenter les prix de ses autos en stock.

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Le phénomène concerne les Porsche au même titre. Des spécialistes américains aux premières loges, tant pour enchérir que pour commenter, n’ont pas manqué de souligner que « les prix continuent de crever le plafond ». Ce sont les mots de Cameron Ingram, réputé pour être l’un des collectionneurs et des vendeurs les plus respectés du microcosme Porsche. Cette bulle spéculative dont nous craignons l’explosion depuis un peu plus d’un an maintenant semble inébranlable. Bien malin qui saura dire jusqu’où la fièvre acheteuse se poursuivra.

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Un petit plongeon dans les phénomènes régissant le fonctionnement de l’économie mondiale pourrait apporter un élément de réponse. Le premier phénomène concerne la parité des devises. Depuis quelques mois, l’Euro s’est déprécié face au Dollar. Ne nous encombrons pas de calculs compliqués, et contentons-nous d’illustrer ce phénomène par un exemple simple. Il y a quelques mois, lorsqu’une RS 2.7 changeait de mains pour 1 million de $, un européen devait débourser 650 000€ afin de s’offrir l’auto. Aujourd’hui, l’évolution défavorable de l’Euro contraindra un acheteur européen à débourser 900 000€. Or, les tendances venant en priorité des Etats-Unis, et la hausse des prix aidant, nous pouvons raisonnablement craindre une augmentation subite des prix des Porsche anciennes. Pour la simple raison que celles-ci sont désormais échangées sur un marché mondial. Il y a donc fort à parier que cette année ne sera pas l’année de l’explosion de la bulle.

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Un autre phénomène économique nous permet en vérité de prédire l’explosion de la bulle spéculative sur les autos anciennes. Le fait est que la plupart des placements financiers aujourd’hui vous rapporteront péniblement 2% d’intérêts. Un ami collectionneur me disait récemment qu’il n’avait aucun intérêt à placer son argent à la banque alors que les retours sur investissement y sont si faibles. Les Banques Centrales étant encore peu disposées à faire remonter leurs taux, et donc à accroître le rendement de produits financiers conventionnels, les autos de collection restent à ce jour l’un des rares placement à offrir un rendement attrayant.

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Le sujet est complexe et épineux, et nous nous sommes efforcés de le traiter d’une façon aussi simple que possible. Ce qu’il faut en retenir, c’est que l’explosion de la bulle spéculative n’est pas pour tout de suite. Paradoxalement, seule une reprise durable et très solide de l’économie mondiale déclenchera la baisse des prix des anciennes. Car les investisseurs pourront, enfin, gagner de l’argent ailleurs.

Les autos illustrant ces lignes sont à vendre chez Maxted-Page Limited