Publié dans Total 911: « Plus c’est cher, moins ça sert?

Voici quelques temps maintenant que je me prends de passion pour les ventes aux enchères. Il existe en effet quelques maisons prestigieuses, au premier rang desquelles se trouvent RM Auctions et Gooding, capable d’aligner en une vente quelques-uns des modèles les plus exceptionnels de la marque. Avis aux amateurs, RM proposera à la vente lors du salon Rétromobile rien moins qu’une 904 Carrera GTS, une 917/30 et une 956. De quoi faire chavirer tout passionné. Mais au-delà de ces monstres sacrés, les maisons d’enchères spécialisées dans les prestigieuses voitures de collection proposent également des 911. La 911 STR II de Magnus Walker adjugée 275 000$ sans les frais par Gooding n’aura probablement échappé à personne. Ce qui est rare est cher. Et plus nous avons affaire à des véhicules rares, plus la cote tend à s’envoler, tant les collectionneurs sont aujourd’hui avides de rareté. Ce phénomène est tel qu’une authentique RS 2.7 light en état concours se négocie généralement 30 000€ plus cher qu’une Touring.

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2.2S (au-dessus) et 2.7 RS: Et pour un petit naileron de plus…

De même, bien qu’il n’existe guère de statistiques fiables à l’heure actuelle, je ne serais pas surpris d’apprendre qu’une 993 RS Clubsport possède une valeur marchande supérieure à la 993 RS Touring. Récemment resté bouche bée devant une 993 GT  Clubsport orange (probablement la seule au monde dans cette couleur), je me suis dit qu’elle était probablement la plus rare, et la plus unique de toutes les 993 GT construites. Pour le plus passionné des passionnés, ce serait probablement la 993 GT ultime. Cependant, après quelques instants de réflexion, je me suis dit qu’il était probablement fort désagréable de conduire une telle auto : baquets en tissu ignifugé, pas de climatisation, aucune garniture, le conducteur serait terrassé par la chaleur en moins d’une heure. Quant à justifier une telle auto par un poids inférieur, donc une efficacité accrue sur un circuit, je doute qu’il existe beaucoup de propriétaires encore enclins à risquer une machine aussi rare et chère sur un circuit. Quitte à profiter encore d’une telle auto, peut-être vaut-il mieux jeter son dévolu sur une Touring, à peine plus cossue, mais probablement plus facile à vivre.

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Pour le plaisir des yeux, la revoici.

Un magazine très en pointe sur les Porsche Classic soulignait récemment un fait très intéressant : il fut un temps où les 356 Carrera se négociaient nettement moins cher que d’autres 356 pourtant moins puissantes. Il faut dire que le moteur Carrera de compétition, bien que particulièrement rare, n’est pas des plus agréables à utiliser ; il s’exprime dans les hauts régimes uniquement. Epoque où le plaisir de conduite, et les qualités intrinsèques à un modèle primaient sur sa rareté. Nous sommes désormais dans une période où le très exceptionnel a pris le dessus, transformant la voiture de collection en voiture de musée, destinée à écumer les concours d’élégance, tout en étant, force est de le reconnaître, maintenue dans un parfait état de fonctionnement. Doit-on en conclure que ces autos rarissimes et difficilement utilisables ne servent à rien ? Loin de moi cette idée. Rien ne me plaît tant qu’une 911 2.8 RSR « plus qu’à poil » sous sa peinture de guerre, mais force est d’admettre qu’il est bien difficile d’utiliser une telle merveille afin d’aller faire un petit tour le dimanche. D’où ce dilemme auquel sont confrontés tous les collectionneurs : entreposer l’auto sans la faire rouler, ou l’utiliser dans des compétitions historiques au risque de l’abîmer, parfois irrémédiablement.

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La collection Harrison, récemment dispersée: un relatif compromis entre autos utilisables et bêtes de musée.

Tel est le paradoxe face auquel nous nous trouvons : dans le petit monde de la voiture de collection, certaines autos acquièrent peu à peu le statut d’œuvres d’art, pièces de musée représentant le sommet d’une époque de l’histoire de l’automobile, que l’on risque de moins en moins sur les routes, et d’autres autos laissant la porte ouverte au plaisir de conduite, malgré leur rareté notoire. A l’heure ou la RS 2.7 devient de plus en plus précieuse, la 911 2.4S et la Carrera 2.7 reprennent avec brio le flambeau d’un plaisir de conduite presque aussi grisant, tout en rendant les ronds-points nettement moins crispants. En fin de compte, cette tendance poussera de plus en plus les amateurs à se tourner vers la 912, en guise de succédané d’une 911 2.0 litres bien trop précieuse, contribuant à réhabiliter une auto qui ne manquera pas de charme et qui, près de 50 après sa naissance, rendra enfin son titre de « Porsche au rabais ».

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Porsche 912: Je ne sais pas pour vous, mais moi, je prends!

Pour en savoir davantage sur la 912: http://propulsion9.com/articles/porsche-912

Porsche de la semaine: 911 Carrera RS 3.0

Oui, je sais, encore une rareté! Comment? Que dites-vous? Cela en deviendrait presque lassant? Eh bien cher lecteur, ces autos sont déjà si rares qu’il serait bien stupide de ne pas en faire profiter tout le monde. Et, contrairement à la RS 3.0 qui illustre ces lignes, le rêve ne coûte rien, et sa production est illimitée. Allons, que diable, laissez-vous tenter!

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Pour les amateurs de Harry Potter, la voiture est aux couleurs de la maison Gryffondor!

Petit rappel des faits: la Carrera RS 3.0 est née en 1974, des besoins d’une nouvelle auto de compétition plus performante et plus puissante, dont le développement prendrait pour base une auto dûment homologuée pour la route. La 911 Carrera RS 3.0 succède donc à la RS 2.7, tandis que sa version de course, la RSR 3.0, prendra la suite de la 2.8 RSR sur tous les circuits du monde. Par rapport à la RS 2.7, la RS 3.0 voit sa puissance portée à 230ch, tandis que les ingénieurs s’efforceront de maintenir un poids contenu, par l’emploi de tôles fines pour les panneaux de carrosserie, ainsi que d’un intérieur relativement spartiate, maintenant le poids de l’auto aux alentours de 1060 kilogrammes.

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L’intérieur vous rappellera peut-être votre stage commando…

Esthétiquement, la RS 3.0 abandonnait la queue de canard au profit d’un aileron « queue de baleine », dont l’extrémité en caoutchouc flexible voyait son inclinaison modifiée en fonction de la vitesse. Nous étions aux balbutiements des ailerons mobiles favorisant tour à tour l’appui ou la vitesse de pointe… D’autre part, la RS 3.0 était affublée ailes nettement plus larges que la 911 de série, tandis que les bandes Carrera, ainsi que les jantes, étaient proposées de série en couleur or métallisé.

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Lorsque l’on connaît le succès de la RS 2.7, produite à 1592 exemplaires, l’on ne peut que rester estomaqué devant le faible nombre de RS 3.0 fabriquées: seulement 54 exemplaires. A quoi cela est-il dû? C’est un mystère que je saurais expliquer… Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir devant cet exemplaire, l’avant-dernier construit, rouge indien à bandes or métallisé; force est d’admettre qu’elle n’a pas froid aux  yeux. D’ailleurs, ses propriétaires successifs n’étaient pas du genre à craindre de croiser le fer! En effet, entre 1975 et 1979, l’auto fut engagée dans pas moins de 30 courses dans le championnat ADAC Allemand (en quelque sorte le championnat GT3 pour voitures dérivées de la série), s’arrogeant pas moins de 25 podiums dont 10 victoires!

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Pour les plus belliqueux d’entre vous, ce sont également les couleurs de la sulfureuse famille Borgia…

Si cette débauche d’émotions fortes, ne vous suffit toujours pas, sachez que l’auto est comme neuve, restaurée dans sa configuration d’origine par Edmond Harris (le Benoît Couturier britannique, un grand manitou de la Porsche historique de course), et ne demande plus qu’à rouler. J’en vois qui peinent à dissimuler leurs émotions, permettez-moi donc de vous avertir, une RS 3.0, cela coûte cher. Non pardon, très cher. Les transactions sont extrêmement rares, et seuls quelques marchands initiés savent à quel prix se vendent de telles autos. Lee Maxted-Page, sans surprise, en fait partie. Sa réputation n’est plus à faire, vous pourrez donc acheter l’auto les yeux fermés. En revanche, ouvrez bien grand les yeux au moment de signer le chèque!

Retrouvez l’annonce ici:

http://www.maxted-page.com/cars/car-details.aspx?id=277

Les 996 collectors (partie 3) : l’énigme GT2

Nous voici dans l’un des derniers chapitres de notre série étudiant l’avenir en collection des 911 type 996. Après avoir passé en revue la GT3 RS, future icône, ainsi que la 996 Carrera 4S, reine de beauté, c’est un sujet nettement plus épineux que je me propose d’étudier : celui de la 996 GT2. Elle est la plus puissante et la plus rapide des 996 de série jamais construites, et cependant, son avenir en collection serait presque sujet à débat. Explications…

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Cette couleur orange est une commande spéciale

Petit rappel des faits, pour les plus étourdis d’entre vous : la 996 GT2 est née en 2001, soit un an après la Turbo dont elle est inspirée. La GT2 dispose en effet d’un moteur bi-turbo dont la puissance s’élève à 462ch (à comparer aux 420 de la Turbo). Par ailleurs, elle est aussi chichement équipée qu’une GT3, afin d’en contenir le poids. Enfin, contrairement à la Turbo, la GT2 ne possède que deux roues motrices.  Si la Turbo était Teddy Riner, la GT2 serait plutôt Wladimir Klitschko. En d’autres termes, une GT2, ça cogne tellement fort que vous serez surpris de pouvoir garder la tête sur les épaules après un tel choc.  Notons également qu’à partir de 2004, une version légèrement revue de la GT2 fut commercialisée, portée à 483ch, reconnaissable uniquement par la présence de nouvelles jantes à dix branches, plus légères.

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Les jantes à dix branches sont caractéristiques de la GT2 483ch. Quant aux éléments en carbone, ils caractérisent la Clubsport

Par ailleurs, non contente d’être l’une des 996 les plus féroces, elle est également l’une des plus rares, sinon la plus rare. Jugez par vous-mêmes, il n’y eut que 1300 exemplaires construits, à comparer aux 682 GT3 RS, plus rare certes… Mais procédons à une revue des troupes: parmi ces 1300 autos, on dénombre pas moins de 1206 modèles en 462ch, et seulement 94 exemplaires en 483ch. Dans le genre rareté, il est difficile de faire mieux que cette dernière! Malheureusement, ce n’est pas la première fois que je le dis, la rareté ne fait pas tout, l’image compte également. Et, sur ce point, la GT2 a légèrement souffert. Souffert en premier lieu de ses quelques défauts de jeunesse, parmi lesquels des trains si difficiles à régler correctement qu’ils en devinrent dangereux, si bien que la GT2 se vit attribuer le triste surnom de « Widow maker » : la machine à faire des veuves… Bizarrement, la GT3, bien que confrontée au même problème, n’a pas hérité d’une réputation aussi intimidante. Allez savoir pourquoi…

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Bon, on s’bat?

Mais an rang du manque d’image, la GT2 a eu la malchance de ne pas bénéficier de décorations aussi évocatrices (et provocatrices) que la GT3 RS, tandis que sa sonorité, étouffée par le souffle des turbos, n’égale pas les hurlements rageurs de la GT3. Peut-être délivre-t-elle moins de sensations ? Je me permettrai de répondre par la négative avant d’avoir posé mon séant dans une GT2. Enfin, lorsque je jette un œil à la cote de Flat 6 magazine, je constate qu’une GT2 en parfait état s’échange pour 71 000€, alors qu’une GT3 RS vaut 95 000€. Allons bon ! Que diable se passe-t-il ?

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Baquets et arceau sont l’apanage de la GT2. Les sièges sport étaient également disponibles.

A la lecture de ces lignes, peut-être serez-vous convaincu qu’une GT2 serait une piètre acquisition. Il est donc temps de remettre l’église au milieu du village et de rétablir la réputation d’une auto que les passionnés finiront par redécouvrir. Parlons tout d’abord des trains si difficiles à régler ! S’il est vrai que vous ne parviendrez pas à régler votre auto les yeux bandés avec un couple ongles entre les doigts de pieds, l’ensemble du réseau Porsche, ainsi qu’un nombre de spécialistes de plus en plus nombreux seront parfaitement capables de la régler parfaitement. Quant aux sensations, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Imaginez 1440 kilogrammes propulsés par un moteur bi-turbo de quasiment 500ch, le tout posé sur seulement deux roues motrices. Sachant parfaitement le plaisir que peut procurer une GT3 pour en avoir piloté une sur circuit plus d’une fois, je ne peux que confesser mon envie de savoir quel flot supplémentaire de sensations la GT2 est capable de procurer. A mon humble avis, après la GT2, le seul moyen de vivre encore plus intensément votre courte vie sera probablement de vous engager comme artilleur parachutiste…

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Quant à la cote, j’ai volontairement noirci le tableau. Une GT2 462ch ne saurait en effet être comparée à la GT3 RS, plus récente. Cette dernière devrait en vérité être comparée à la GT2 483ch, pour laquelle il vous faudra débourser 105 000€, bien davantage qu’une GT3 RS. La seule difficulté sera en définitive de trouver autre chose qu’une GT2 grise, car celles-ci sont légion, mais comme en attestent les photos illustrant cet article, à cœur vaillant, rien d’impossible !

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La 996 GT2 verra-t-elle sa cote s’envoler un jour? Cela ne fait aucun doute, d’autant qu’elle connaîtra l’effet Carrera 2.7 : ce phénomène qui a permis au prix des Carrera 2.7 de s’envoler, tant la Carrera 2.7 est proche de la RS 2.7. La 996 GT2 n’est rien moins que la fille de la déjà légendaire 993 GT, auto surpuissante, rarissime et déjà hors de prix. Lorsque les fanatiques de cette auto brutale n’auront plus que les yeux pour pleurer devant la valeur sans cesse plus élevée de la 993, ils se tourneront vers la 996 GT2, plus lourde certes, et un peu moins charismatique, mais tellement gratifiante, tellement géniale ! A qui le tour ?

Crédits photos:

http://www.autogespot.fr/porsche/996-gt2/spots?spottype=photo

Porsche de la semaine: 911 Carrera 3.2 Cabriolet

Voici une auto rarement évoquée dans nos colonnes! La Carrera 3.2 jouit pourtant d’une très solide réputation auprès des amateurs, comme des connaisseurs. J’en  garde personnellement un très bon souvenir, celui d’une auto très équilibrée et amusante, réclamant un tant soit peu d’attention, au risque de se montrer brutale. Les commandes, en effet, n’ont pas la douceur des modernes, si bien qu’en comparaison, une GT3 paraît civilisée. N’ayez aucune inquiétude cependant, la 3.2 n’est pas du genre à jouer de vilains tours.

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La Carrera 3.2 navigue aujourd’hui entre deux eaux, trop chère pour les amateurs désireux de s’offrir une première Porsche, et peut-être un peu trop ancienne désormais pour les rassurer; et néanmoins encore trop récente pour bénéficier du titre enviable d’auto de collection incontournable, titre qu’elle risque de décrocher dans fort peu de temps (nous y reviendrons très prochainement). De fait, peut-être est-il temps de s’offrir un très beau modèle, avant que la cote n’atteigne des sommets inaccessibles? Telle est la raison pour laquelle je vous propose aujourd’hui un cabriolet, superbe et original.

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On reconnaît la présence d’une boîte 915 au lettrage « Porsche » sur le bandeau arrière, plus large.

Vous n’aurez pas manqué de remarquer cette couleur extrêmement lumineuse, tout en restant relativement discrète et rare. Il s’agit du bleu iris (qui n’a décidément rien à voir avec le bleu iris de la 993, nettement plus foncé), qui se marie parfaitement à une capote de couleur bleu foncé. Cette 911 fait dans l’élégance, bien aidée par l’entourage des jantes resté en aluminium poli. Quant à l’intérieur, en très bel état, il est entièrement tendu de cuir bleu foncé, ce qui permet de maintenir ce léger contraste avec la couleur extérieure, sans pour autant être ostentatoire.

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Au rang des équipements surprenants, il y a ce couvre-capote permettant de couvrir l’intérieur de l’auto, tout en la laissant décapotée. Elle est par ailleurs équipée de fermetures éclair permettant de protéger l’ensemble de l’habitacle, tout en laissant la place du conducteur parfaitement accessible, par exemple. Un accessoire digne des 356 Speedster, et que je découvre pour la première fois sur une 911 de 1986. Remarquable! Au rang des défauts, on pourra signaler la vieillissante boîte de type 915 qui équipe ce modèle. Installée dans la 911 depuis 1973, la boîte 915 vivait ici ses dernières années, supportant difficilement le couple supplémentaire de la 911, ce qui obligea les ingénieurs à quelques modifications empiriques avant l’arrivée de la G50.

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Un équipement certainement fait sur mesure. Car il faut sortir couvert…

En résumé, cher Père Noël, je prendrai la même (cette combinaison de couleurs est vraiment sublime…)! Mais je préférerais quand même un coupé. Et une boîte G50. Bon d’accord, je ne suis jamais content. Si à tout hasard il y avait parmi vous quelqu’un d’un peu moins pinailleur que moi, sachez que l’auto est à vendre, en Germanie (avé César!), pour la modique somme de 56 000€, quand Flat 6 Magazine estime un véhicule en état concours à 50 000€. Voilà qui vous laisse une marge de négociation. D’autant plus que je ne suis pas sur le coup, puisque je cherche un coupé…

Retrouvez l’annonce ici:

http://www.pannhorst-classics.de/fahrzeuge/fahrzeugangebote-detail/?car_id=349

918 Spyder: 450 exemplaires disponibles!

La question se posait au sein de la communauté Porsche depuis un moment: combien de 918 Spyder ont été vendues? Porsche vient de communiquer la réponse!

D’après un communiqué dévoilé par Motorlegend, Porsche a enregistré 468 réservations fermes pour sa supercar hybride. Rappelons qu’un acompte de 150 000€ vous sera demandé à la commande, ce qui peut se comprendre étant donné les sommes en jeu.

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Sachant que Porsche envisage de vendre 918 exemplaires, cela signifie que 450 autos attendent toujours un heureux propriétaire, un chiffre qui semble confirmé par les informations de Turbo. Cela ne manquera pas de soulever des interrogations concernant les objectifs de ventes: le constructeur n’aurait-il pas mieux fait de se montrer un peu moins ambitieux et de faire de la 918 une auto encore plus exclusive?

918 exemplaires était un objectif symbolique très tentant, mais peut-être le chiffre de 550 exemplaires aurait-il constitué un symbole amplement suffisant? L’avenir nous le dira. En revanche, les critiques unanimement élogieuses me laissent croire que les acheteurs potentiels feraient mieux de ne pas résister à la tentation…

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Crédit photos:

http://www.autogespot.com/porsche-918-spyder/2013/11/24#img2

Information initialement publiée ici:

http://www.motorlegend.com/actualite-automobile/il-reste-des-porsche-918-spyder/9254.html

http://www.turbo.fr/actualite-automobile/605582-porsche-918-spyder-moitie-exemplaires-vendus/